Plan d'action territoriaux
L’éducation à l’environnement doit pouvoir
travailler en relation directe avec tous ces territoires,
au travers de leurs politiques et projets
« La mise en oeuvre de l’éducation à l’environnement se fait toujours à une échelle donnée : celle de la commune ou du territoire intercommunal, du département, de l’Europe, de la planète…
Sur chacun de ces territoires, de grands enjeux existent en matière d’environnement : sont‐ils toujours apparents, débattus, exprimés ? Pense‐t‐on suffisamment que les citoyens, jeunes ou adultes, sont les premiers concernés par ces enjeux ? Comment se raisonnent la réponse collective et la participation de chacun à leur résolution ? Comment les actions éducatives autour de l’environnement sont‐elles positionnées dans ce débat ? L’éducation à l’environnement doit pouvoir travailler en relation directe avec tous ces territoires, au travers de leurs politiques et projets. » (Extrait du plan national d'action - 2002)
Un plan national d'action
Ce plan national d’action pour le développement de l’éducation à l’environnement rédigé par le Collectif français de l’éducation à l’environnement (CFEE) en 2000 propose d’inciter chaque échelon territorial à développer des politiques locales d’éducation à l’environnement et notamment :
• De favoriser à chaque échelon territorial (régional, départemental, parcs, pays et agglomération, intercommunal, communal) la constitution de lieux et de dispositifs de concertation par le développement et le suivi des actions
d’éducation à l’environnement,
• De favoriser la relation entre décideurs, publics et praticiens en vue de développer l’éducation à l’environnement (investir les lieux de décision et de débat),
• D’inscrire un volet éducation à l’environnement dans les politiques territoriales : contrat de plan Etat‐région, plan départemental, contrat de pays, contrat de ville, contrat éducatif local, document d’application des programmes européens, charte environnement, charte des PNR…
• D’accompagner toute politique locale d’environnement d’un volet éducatif (exemple : un schéma de collecte de déchets, un contrat de rivière…).
Des conventions et des plans dans les régions et les départements
En presque une décennie, les choses ont évolué et de nombreux territoires, accompagnés ou non par des associations et réseaux d’éducation à l’environnement, se dotent désormais de politiques territoriales d’éducation à l’environnement.
Si des politiques territoriales ont de fait été définies, le porteur de projet en éducation à l’environnement pourra chercher à y inscrire son projet. Si ce n’est pas le cas, il pourra peut‐être jouer un rôle non négligeable dans l’impulsion d’une telle politique sur son territoire. D'où l'importance de prendre en compte les réalités de son territoire d’action.
Au sein d’une région
Les régions ont pour vocation principale le développement économique. Le conseil régional se doit en effet de « promouvoir le développement économique et social, sanitaire, culturel et scientifique de la région et l'aménagement de son territoire et pour assurer la préservation de son identité ». Les régions ont également des compétences en matière d’équipements publics, de formation professionnelle, de gestion des lycées, de financement de l’art contemporain. Au‐delà de ces compétences génériques, les régions s’impliquent en faveur de l’environnement et même de l’éducation à l’environnement.
Au sein d’un département
Les départements ont pour compétences l’action sociale et sanitaire (aide sociale à l’enfance, aide aux handicapés, aux personnes âgées, insertion sociale et professionnelle…), l’aménagement de l’espace et l’équipement, l’éducation, la culture et le patrimoine (gestion des collèges, bibliothèques centrales de prêt, schéma de développement des enseignements artistiques…), les actions économiques. Les départements se dotent de politiques environnementales.
